EGLISE PITGAM
LES VITRAUX

Source retable de Flandre vitraux en Flandre

 


Source: Fondation du Patrimoine
Descriptif des vitraux de l'église de Pitgam
Entre 1878 et 1887, l’ensemble des verrières du chevet de l’église fut renouvelé : les quatre verrières du chœur en 1878, les vitraux de la Chapelle de la Vierge en 1885 et les vitraux de la chapelle Saint-Nicolas en 1887. Cette entreprise correspond à une volonté d’homogénéité globale des vitraux du chevet. Ce renouvellement des verrières contribua grandement au décor monumental de l’édifice. Il fut parachevé après la Première Guerre Mondiale (1934) avec l’installation des nouvelles verrières dans les nefs, œuvres d’Etienne Delannoy, maître-verrier de Lille.

L’église de Pitgam comprend un très bel ensemble de 25 vitraux dont les plus anciens ont été composés par la maison Latteux et Bazin, créée en 1846 par Jules Leclercq, originaire de Broye et Gabriel Boniface Bazin. Les vitraux du chœur principal de Pitgam sont dédiés aux quatre Evangélistes représentés dans des médaillons sur un fond de grisaille géométrique avec une bordure de feuilles d’acanthe stylisées. Ils sont figurés accompagnés de leurs attributs (les animaux de l’Apocalypse) : le Bœuf (Luc), l’aigle (Jean), l’Ange (Matthieu), le Lion (Marc). Le ton dominant des verrières est le bleu foncé. Des dons de paroissiens ont financé leur mise en place en 1878. La chapelle de la Sainte-Vierge reçut quatre nouveaux vitraux en 1885 qui représentent L’apparition de la Vierge Marie à La Salette-Fallavaux près de Corps dans l’Isère (elle y serait apparue à deux enfants le 19 septembre 1846), L’apparition de la Vierge à Lourdes et deux grisailles. Ces thèmes deviennent très en vogue dans les dernières décennies du XIXe siècle avec une recrudescence du culte marial. Ils ont été également composés par les maîtres-verriers Latteux et Bazin. Leur rendu artistique est assez remarquable avec les thèmes traités en paysage de grisaille et le décor de rinceaux. Cependant les paroissiens, lors de leur pose, se plaignirent de leur côté obscur dû probablement aux tonalités froides (gris et terre de sienne) et à la bordure de roses sur fond bleu. Les trois vitraux de la chapelle Saint-Nicolas ont été exécutés également par la maison Latteux et Bazin et ont été installés en 1887. Ils sont formés d’une grisaille avec un médaillon dans deux d’entre eux représentant respectivement Saint-Pierre et Saint-Paul. Après la Première Guerre Mondiale, les vitraux de la nef ont été remplacés. Cette importante série a été commandée à Etienne Delannoy, maître-verrier de Lille demeurant rue du Port. Sa composition s’inspire des vitraux de la Renaissance. Les grisailles sont ornées d’un médaillon dédicaçant le vitrail. Les verrières du côté septentrional sont dédiées successivement à Sainte-Thérèse de l’Enfant Jésus, à Saint-Cux d’Ars, à Notre-Dame du Sacré-Coeur, au Christ Roi et au Soldat mourant. Tandis qu’au Sud se déploient Saint-Folquin, Saint-Antoine du désert, Saint-Jeanne d’Arc et Le Baptême de Notre-Seigneur. Il n’y a aucune logique liturgique dans l’organisation de ces verrières. Elles sont le reflet de la tendance religieuse des Années Trente et des dévotions les plus en faveur. Lors de cette campagne de renouvellement des vitraux, la baie méridionale du transept, jugée « hors de proportion », a été réduite et a reçu une grisaille.
Informations tirées de l'étude-diagnostic de Madame T'Kint, Architecte du Patrimoine

Vocation du site
L'église a une vocation cultuelle et est ouverte pour les journées du patrimoine.

Nature des travaux
Les verrières de la chapelle de la Vierge sont en bon état, elles ont fait, avec la verrière Sud de la chapelle Saint-Nicolas, l'objet récemment d'une restauration. Les autres verrières sont au contraire fortement altérées : Les protections ne sont plus efficaces et l'usure du temps à fait son œuvre. En effet, les grilles protectrices fortement corrodées présentent d'importantes zones dépourvues de mailles incitant au "caillassage" des panneaux. Il en résulte que de nombreux verres sont cassés voire manquants. Ces détériorations sont accentuées par le vieillissement de la structure des verrières : la corrosion des fers provoque leur gonflement, le décollement des mastics et la perte de rigidité des vergettes, voire leur disparition. Les panneaux alors fortement sollicités structurellement se bombent et s'agenouillent. Cet état entraîne la casse de nombreux verres.

Ces phénomènes de détérioration, qui s'amplifient avec le temps, confèrent à l'édifice un aspect négligé.
Cette perception est accentuée par les coulures de rouille provenant des ossatures et des grilles de protection qui ne sont pas ou plus recouvertes de peinture. Les appuis des baies et les parements des maçonneries situées à leur aplomb sont particulièrement entachées.

Partenaires
La commune de Pitgam.

église histoire travaux

Page créée par Stevenoot pierre le 06/01/14.