Source: ADL Ouvrage manuscrit se trouvant aux archives diocésaines à Lille.
Ceci est copié directement de la monographie faite par le curé Pillyser.
"Pitgam est cité pour la 1er fois en l'an 1072 par Meierus, dans ses annales Flandrioe.
Une bulle du pape Pascal II, en 1113, porte aussi ce nom.En 1159 le pape Alexandre III donne
les revenus ecclesiastiques de cette paroisse au chapitre des chanoines de Thérouanne. Nous
croyons donc que la construction de l'église de Pitgam date de la fin du XIe siècle, ou du
commencement du XIIe comme d'ailleurs le cachet de certaines parties de cet édifice semblent
le prouver".
Elle appartient au Diocèse de Thérouanne jusqu'à l'année de destruction de cette ville par
Charles Quint le 20 juin 1553. De cet immense diocèse, on forma trois diocèses: celui de
Boulogne, celui de St Omer, et celui d'Ypres, le 5 mars 1560. Pitgam fit partie du diocèse
de St omer jusqu'à la révolution.
En 1566 les habitants de Pitgam résistèrent à l'arrivée des Gueux. A la fin du XIXème siècle une
cérémonie a du être faite en souvenir de cet acte de résistance, il reste ce "diplôme"
qui permet d'avoir une idée de la date de cette commémoration.
De Nouveau le curé Pilysser:
"Dans la suite du temps, la construction subit diverses modifications. Des documents nous
apprennent qu'elle subit une 1er transformation en 1453. En 1644, à l'époque de la guerre
entre la France et l'Espagne, l'église fut pillée et dévastée. Une lettre écrite en 1666,
par M. Barbier, curé à cette époque, nous apprend qu'elle fut alors brûlée par les anglais.
Les comptes de 1666 établissent que les fonds de l'autel de la Sainte Vierge s'élevant a
224 liv.24, ont été employés a des travaux de réparations de l'église, qui a souffert des
troubles et notamment de l'édifice par les anglais..."
En 1704, on reconstruisit l'église en partie, et on répara les trois nefs et le choeur pour
la somme de 19801:12:6 (livres:sols:deniers). Les grands décimateurs, par arrêt du parlement de
Tournai, y contribuèrent pour 4571:10:0, les chanoines de Boulogne pour 9952:0:0 le reste vint
de plusieurs ventes et des revenus ordinaires de l'église.
A cette occasion, la vente des biens-fonds ou des rentes grevées des fondations fut autorisée, à
condition de déclarer les obits fondés sur les ressources générales.
En 1724 la nef de Saint Nicolas fut couverte en ardoises pour la somme de 1000 florins soit 2000 livres parisis donnée par Messire d'Eterno, seigneur de Pitgam".